Voici quelques-uns de ses chefs-d’œuvre : à Venise, David tranchant la tête de Goliath (église Santa-Maria-della-Salute), l'Assomption (Académie des beaux-arts) ; à Florence, Femme couchée, dite la Vénus au petit chien, les Noces de Cana, la Bataille de Cadore, esquisse (Offices) ; à Naples, Danaé; à Madrid, deux Portraits équestres de Charles-Quint, Vénus et Adonis (Musée royal) ; à Paris, la Mise au tombeau, le Couronnement d'épines, l'Homme au gant (Louvre) ; à Berlin, l'Adoration des bergers (Musée impérial) ; à Munich, Madone avec l'Enfant, Vénus initiant une Bacchante au culte de l'Amour (Pinacothèque) ; à Dresde, Vénus couchée (Galerie royale) ; à Vienne, Lucrèce se poignardant, Ecce Homo, l'Adoration des Mages (musée), le Martyre de saint Sébastien, Hercule étouffant les serpents (galerie Liechtenstein) ; à Londres, Bacchanale, Leçon de musique, Noli me tangere (National Gallery).
Le maitre garda toute sa vigueur jusqu'à l'âge le plus avancé. La Bataille de Lépante, qu'il exécutait à un âge avancé, et la Descente de croix qu'il entreprenait à quatre-vingt-six ans et que Palma le Jeune termina après sa mort, ne laissent voir aucune fatigue. On l'ensevelit solennellement dans l'église Santa-Maria-de-Frari.
Le Titien s'est représenté lui-même plusieurs fois. On le reconnaît en buste, aux Offices, à Florence, au musée de Madrid et au musée de Berlin. Pour une église de Cordoue, le Titien s'était figuré à genoux aux pieds de la Vierge, entourée de saints, sous les auspices de son patron l'évêque saint Tiziano. Véronèse a introduit l'illustre artiste dans ses Noces de Cana (Louvre) ; il y joue de la basse auprès du Tintoret.
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